VALÈRE.- Une femme était tenue pour morte, il y avait six heures ; elle était prête à ensevelir, lorsqu’avec une goutte de quelque chose, vous la fîtes revenir, et marcher d’abord, par la chambre. Edition du texte cité en titre. SGANARELLE.- Tu es une folle, de prendre garde à cela. VAR. Comédie-Française, 1990. le mot de Gargantua : "De ma nature, je dors salé." Monsieur, ne veuillez point nier les choses davantage : et n’en venons point, s’il vous plaît, à de fâcheuses extrémités. Sénèque, à la suite d’Aristote : "Il n’y a jamais eu de grand génie sans mélange de folie" (De Tranquillitate animi). Mais pour ceux que je fais... VALÈRE.- Eh ! Avertissez-moi par e-mail des nouveaux articles. Voilà une captation de 1973 diffusée dans l’émission Au Théâtre Ce Soir : http://player.ina.fr/player/embed/CPF08005801/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/560/315/0/148db8, Molière, Le Médecin malgré lui, Acte I, scène 1. LUCAS.- Tout ce tripotage [i] Tripoter, c’est "mêler plusieurs choses ensemble" (Furetière) ; un tripotage est donc le fait de tout mélanger, de tout confondre. Celle-ci promet toutefois de se venger, tandis que son mari part chercher du bois. SGANARELLE.- C’est pour ne me point ennuyer. Elle dit le reste bas.- Je te pardonne, mais tu le payeras. C’est donc le médecin des perroquets ? ACTE II. , comme tous les diables [28] VAR. Je vous parle sincèrement, et ne suis pas homme à surfaire. . SGANARELLE.- Donne-leur le fouet. MARTINE, rêvant à part elle.- Ne puis-je point trouver quelque invention pour me venger ? [15] Nourricier : "le mari de la nourrice" (Furetière). Cours au format PDF Télécharger. VALÈRE.- Monsieur, n’est-ce pas vous qui vous appelez Sganarelle ? VAR. MARTINE.- Que j’endure éternellement, tes insolences, et tes débauches ? quelque récompense. Ici : un plateau chargé : la plupart des personnages sont présents. Allons, morbleu, il ne faut point engendrer de mélancolie. Vous pouvez acheter le livre en ligne et le récupérer dans la librairie la plus proche via ce lien Place des Libraires : Le Médecin malgré lui − Molière, → Voir aussi notre liste de textes et de scènes issus du théâtre, du cinéma et de la littérature (pour une audition, pour le travail ou pour le plaisir). Le Medecin Malgre Lui Acte 1 Scene 1 Page 47 sur 50 - Environ 500 essais Fgh, gd ... De ce fait, l’auteur donne plus de force à son plaidoyer en faveur du théâtre et entraîne malgré lui le public à adhérer à son point de vue. à quoi est-ce que ça vous sart ? SGANARELLE.- Oui, habile homme, trouve-moi un faiseur de fagots, qui sache, comme moi, raisonner des choses, qui ait servi six ans, un fameux médecin, et qui ait su dans son jeune âge, son rudiment par cœur. j’y consens de tout mon cœur. Le médecin malgré lui : captation vidéo (19 juin 1990) / Dario Fo, mise en scène ; Molière, texte ; Arturo Corso, assistance à la mise en scène ; Nathalie Léger, assistance à la mise en scène ; Claude Lemaire, décors ; Claude Lemaire, costumes ; Dominique Bruguière, éclairages ; Michel Frantz, direction musicale ; … . Un habit jaune et vart ! (1734). C’est donc, le médecin des paroquets [21] VAR. SGANARELLE.- Vous n’avez rien à me commander. Il est question d’aller voir une fille, qui a perdu la parole. VALÈRE.- C’est une chose admirable, que tous les grands hommes ont toujours du caprice, quelque petit grain de folie mêlé à leur science [20] Cf. Une scène d’exposition Molière utilise différents procédés : Les Femmes Savantes, Le Misanthrope : des dialogues présentant des points de vue contradictoires ; Le Malade Imaginaire : un monologue ; Le Médecin malgré lui : action et mouvement dès le début. (Rabelais, Gargantua, XXII). 1694). vous ne vous rendez pas encore : et vous vous défendez d’être médecin ? De quoi est-il question ? . Sganarelle examine Lucinde et donne une étourdissante parodie de consultation médicale. MARTINE.- Qu’appelles-tu bien heureuse de te trouver ? SGANARELLE.- C’est pour ne me point ennuyer. Voilà du bois qui est salé [i] Salé : qui porte à boire. Une scène de ménage dégénère en éclats de rire. SGANARELLE.- Baste, laissons là ce chapitre, il suffit que nous savons ce que nous savons : et que tu fus bien heureuse de me trouver. SGANARELLE.- Si c’est quelque chose, Messieurs, qui dépende de mon petit négoce, je suis tout prêt à vous rendre service. Je vois bien qu’il se faut servir du remède. [36] VAR. [25] La vache est à nous : expression familière équivalant à la tournure : "l’affaire est dans le sac.". Molière, Le Médecin malgré lui, acte I, scène 1 Paraissant sur le théâtre en se querellant. MARTINE.- Vous le trouverez, maintenant, vers ce petit lieu que voilà, qui s’amuse à couper du bois. (Puis se tournant vers Lucas en crachant.) (C’est le sens de l’italien, les mains sur les côtés, lui parle en le faisant reculer, et à la fin, lui donne un soufflet.-, Il passe ensuite vers le mari, qui, pareillement, lui parle toujours, en le faisant reculer, le frappe avec le même bâton, et le met en fuite, il dit à la fin.-, Parguenne : Lucas parle le patois paysan des environs de Paris qu’on a déjà entendu au IIe acte de, Cf. MARTINE.- Enfin qui ne laisse aucun meuble dans toute la maison. LE MÉDECIN MALGRÉ LUI Comédie ACTEURS SGANARELLE, mari de Martine. N’oubliez pas qu’il est impossible de travailler un texte sans l’œuvre complète. ma petite friponne, que je t’aime, mon petit bouchon [i] Mon petit bouchon : expression tendre que Sganarelle adresse à Isabelle dans L’École des maris (II, 9, v. 769). VALÈRE.- Il faut que cet homme-là, ait la médecine universelle [24] La médecine universelle : le remède universel, la panacée. SGANARELLE.- Eh bien va, je te demande pardon, mets là, ta main. Situation typique d'un conflit amoureux. SGANARELLE.- Ma petite femme, ma mie, votre peau vous démange, à votre ordinaire. VALÈRE.- Hé bien ! (1682). SGANARELLE.- Diable emporte, si je le suis. , j’avons pris là, tous deux, une gueble [13] Guèble : déformation de "diable." que le Ciel m’inspire une admirable invention pour me venger de mon pendard. LUCAS.- Un médecin, qui a gari [38] VAR. LUCAS.- Le velà tout craché, comme on nous l’a défiguré. MARTINE.- Cela pourrait bien être. J’aime mieux consentir à tout, que de me faire assommer. Molière, Le Médecin malgré lui, mise en scène de Jean Liermier (théâtre Nanterre-Amandiers), 2007. Il s’agit d’une courte pièce en trois actes qui reprend les canevas de la comédie italienne. Il chante. . SGANARELLE.- Je n’ai que faire de votre aide. SGANARELLE.- Que diable est ceci, Messieurs, de grâce, est-ce pour rire, ou si tous deux, vous extravaguez, de vouloir que je sois médecin ? Cf. (1734). Si vous étiez toujours remplie. Dramaturge, metteur en scène et comédien italien, Dario Fo est MARTINE, seule.- Va, quelque mine que je fasse, je n’oublie pas [10] VAR. C’est donc le médecin des perroquets ? VALÈRE.- Pourquoi, Monsieur, nous obligez-vous à cette violence ? Mon oncle veut résolument que ma cousine épouse Villebrequin, et les affaires sont tellement avancées, que je crois qu’ils eussent été mariés dès aujourd’hui, si vous n’étiez aimé ; mais comme ma cousine m’a confié le secret de l’amour qu’elle vous porte, et que nous nous sommes vues à l’extrémité par l’avarice de mon vilain oncle, nous nous sommes avisées d’un… Faut-il préciser qu’Aristote n’a jamais rien dit de pareil ? VALÈRE.- Je vous demande, si ce n’est pas vous, qui se nomme Sganarelle [29] Pour une construction analogue, voyez le vers 945 du Dépit amoureux et le vers 68 de Sganarelle ou le cocu imaginaire. Cf. Quel dessein auraient-ils ? VALÈRE.- Enfin, Monsieur, vous aurez contentement avec nous : et vous gagnerez ce que vous voudrez, en vous laissant conduire où nous prétendons vous mener. SEANCE 2 : ACTE 1, SCENE 1 : La scène d’exposition SGANARELLE.- Ne nous emportons point ma femme. LUCAS.- Je pense que vous dites vrai : et que j’avons bouté le nez dessus. 134 Le Médecin malgré lui de Molière 6 Lecture d’images et histoire des Arts 1 Le Médecin malgré lui, Acte I, scène 1, mise en scène de Dario Fo (1990) Document 1 Catherine Hiegel joue le rôle de Martine et Richard Fontana celui de Sganarelle. Touche là [9] Touche la : au XVIIe siècle, donner la main à quelqu’un est signe d’accord, d’alliance ou, comme ici, de réconciliation. La Bnbox, un site à l'ancienne, comme on n'en fait plus. [i] Baste : suffit ! ? (C’est le sens de l’italien basta). (1734). MARTINE. MARTINE: Et je te dis, moi, que je veux que tu vives à ma fantaisie, et que je … SGANARELLE.- En ce cas, c’est moi, qui se nomme Sganarelle. (1682). SGANARELLE.- Mais, aussi, je les vends cent dix sols, le cent. (1682). Elle lui donne un soufflet. On n’y eut pas plus tôt, amené notre homme, qu’il le frotta par tout le corps, d’un certain onguent qu’il sait faire ; et l’enfant aussitôt se leva sur ses pieds, et courut jouer à la fossette [23] Fossette : jeu qui consiste à lancer des billes dans un petit trou, ou fossette. MARTINE.- Qui me demandent à toute heure, du pain. L'occasion lui en est donnée par l'arrivée de Valère et de Lucas, les valets de Géron… MARTINE.- Mais souvenez-vous bien au moins, de l’avertissement que je vous ai donné. [i] Salé : qui porte à boire. Un habit jaune et vart ! de notaire qui me fit signer ma ruine. VALÈRE.- Ne parlons point de cela, s’il vous plaît. Ici il pose la bouteille à terre, et Valère se baissant pour le saluer, comme il croit que c’est à dessein de la prendre, il la met de l’autre côté : ensuite de quoi, Lucas faisant la même chose, il la reprend, et la tient contre son estomac, avec divers gestes qui font un grand jeu de théâtre.-, Pour une construction analogue, voyez le vers 945 du, se tournant vers Valère, puis vers Lucas.-, Tripoter, c’est "mêler plusieurs choses ensemble" (Furetière) ; un. Avertissez-moi par e-mail des nouveaux commentaires. médecin. MARTINE [4] VAR. LUCAS.- Testigué, velà justement, l’homme qu’il nous faut : allons vite le charcher. Merci de regarder mes vidéos ! Changer ), Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. ? Un médecin qui a guéri. SGANARELLE.- Que maudit soit le bec cornu de notaire qui me fit signer ma ruine. (1734). VALÈRE.- Monsieur, ce n’est pas cela, dont il est question. Lecture Analytique : Le Médecin Malgré lui, Molière. Le personnage a vécu auprès d'un "fameux médecin" - mais il en était le serviteur, et non le disciple ; enfin, s'il a appris du latin, il s'est arrêté au "rudiment". Un homme qui me réduit à l’hôpital, un débauché, un traître qui me mange tout ce que j’ai ? . La Comédie de proverbes d’Adien de Montluc, comte de Cramail, II, 6 : "Si tu m’importunes davantage, tu me déroberas un soufflet.". SGANARELLE.- Parbleu, venez-en à tout ce qu’il vous plaira, je ne suis point médecin : et ne sais ce que vous me voulez dire. LUCAS.- Et testigué, ne lantiponez [34] Lantiponer : traîner les choses en longueur, lanterner. ( Déconnexion /  MARTINE.- Que maudit soit l’heure et le jour, où je m’avisai d’aller dire oui. Quand j’ai bien bu, et bien mangé, je veux que tout le monde soit saoul dans ma maison. Les personnages, tout comme le spectateur, sont, à … ( Déconnexion /  MARTINE.- Voyez un peu cet impertinent, qui veut empêcher les maris de battre leurs femmes. SGANARELLE.- Doux objet de mes vœux, je vous frotterai les oreilles. VALÈRE.- Monsieur, vous ne vous repentirez pas de nous montrer ce que vous êtes : et vous verrez assurément, que vous en serez satisfait. M. ROBERT.- Ah ! . Un médecin qui a guéri. VALÈRE.- Monsieur, c’est se moquer que... SGANARELLE.- Je ne me moque point, je n’en puis rien rabattre. SGANARELLE.- Ô la grande fatigue que d’avoir une femme : et qu’Aristote a bien raison, quand il dit qu’une femme est pire qu’un démon [1] Faut-il préciser qu’Aristote n’a jamais rien dit de pareil ? . (1682). MARTINE.- Qui me vend, pièce à pièce, tout ce qui est dans le logis. MARTINE.- La folie de celui-ci, est plus grande qu’on ne peut croire : car elle va, parfois, jusqu’à vouloir être battu, pour demeurer d’accord de sa capacité : et je vous donne avis que vous n’en viendrez pas à bout, qu’il n’avouera jamais, qu’il est médecin, s’il se le met en fantaisie, que vous ne preniez, chacun, un bâton, et ne le réduisiez à force de coups, à vous confesser à la fin, ce qu’il vous cachera d’abord. MARTINE.- Crois-tu que je m’épouvante de tes paroles ? (Haut.) SGANARELLE.- Donne-leur le fouet. Quelle infamie, peste soit le coquin, de battre ainsi sa femme. MARTINE.- C’est bien à toi, vraiment, à te plaindre de cette affaire : devrais-tu être un seul moment, sans rendre grâces au Ciel de m’avoir pour ta femme, et méritais-tu d’épouser une personne comme moi ? Ce sont petites choses qui sont, de temps en temps, nécessaires dans l’amitié : et cinq ou six coups de bâton, entre gens qui s’aiment, ne font que ragaillardir l’affection. ah ! Publié par Prof 2Lettres 10 juin 2020 16 juin 2020 Publié dans Cours de 6ème. MARTINE.- Et que veux-tu pendant ce temps, que je fasse avec ma famille ? Compréhension de texte – Le médecin malgré lui : Acte I scène 1. Pensez à partager les vidéos que vous aimez ! [i] Julep (prononcé julet dans le peuple) : "potion douce et agréable qu’on donne aux malades" (Furetière). [1] Faut-il préciser qu’Aristote n’a jamais rien dit de pareil ? LE MÉDECIN MALGRÉ LUI MOLIERE (1668) Ne sont présentées ci-dessous, uniquement les indications de scène insérées entre les répliques, scènes et actes ainsi que celles insérées dans les entêtes de répliques. [2] Le rudiment est un "petit livre qui contient les principes de la langue latine." Il y a six mois, qu’une femme fut abandonnée de tous les autres médecins. SGANARELLE.- Ô la grande fatigue que d’avoir une femme : et qu’Aristote a bien raison, quand il dit qu’une femme est pire qu’un démon [1] Faut-il préciser qu’Aristote n’a jamais rien dit de pareil ? Il faut donc s’y résoudre. VALÈRE.- Comment ? . Pour qui me prenez-vous ? ... Il se doute cependant que le fait que Sganarelle ait approché la médecine n’est pas fortuit, vu le titre de la pièce. SGANARELLE.- Il est vrai, Messieurs, que je suis le premier homme du monde, pour faire des fagots. . .- Que veux-tu mon pauvre nourricier ? MARTINE, criant. Je vois bien qu’il se faut servir du remède. LÉANDRE.-Il me semble que je ne suis pas mal ainsi, pour un apothicaire : et comme le père ne m’a guère vu, ce changement d’habit, et de perruque, est assez capable, je crois, de me déguiser à ses yeux. L'arrivée de M. Robert, un voisin venu réconcilier les époux, met un terme à la dispute, Sganarelle et Martine se retournant contre lui. SGANARELLE.- Diable emporte, si je le savais ! ( Déconnexion /  Souriez ! Monsieur, encore un coup, je vous prie d’avouer ce que vous êtes. Nous corrigeons d’après l’édition de 1682.  : prenons un peu d’haleine. MARTINE.- Est-ce à vous, d’y mettre le nez ? Nous avons un homme. Il existe une certaine ressemblance entre cette conclusion et le début de la pièce, puisque Sganarelle, dans la scène 1, croyait l'emporter sur Martine grâce à la violence, alors qu'en réalité le mensonge de sa femme allait déterminer son destin. mon ressentiment : et je brûle en moi-même, de trouver les moyens de te punir des coups que tu me donnes [11] VAR. , et que vous ne prendriez jamais, pour ce qu’il est. VALÈRE à Lucas, sans voir Martine. LUCAS.- Mais quelle fantaisie s’est-il boutée là dans la tête, puisque les médecins y avont tous perdu leur latin ? que me voulez-vous dire [32] VAR. Il s'incarne de façon diverse, Nous allons voir sous quelles formes il survient: – Acte 1 Scène 1 et 2: Le thème de l'amour apparaît en premier lieu par la scène de ménage, en ouverture de la pièce de théâtre. VALÈRE.- À quoi bon nier ce qu’on sait ? .- Parguenne [i] Parguenne : Lucas parle le patois paysan des environs de Paris qu’on a déjà entendu au IIe acte de Dom Juan. MARTINE.- Et qui du matin jusqu’au soir, ne fait que jouer, et que boire. [i] Fraimes : déguisements, feintes (Fraime est une forme paysanne pour frime, comme médeçaine pour médecine, vaigne pour vigne, etc.). Acte 1 Scène 1 Analyse Médecin Malgré Lui De Molière Page 9 sur 50 - Environ 500 essais Travail de fin d'étude don juan et ses variations le mot de Gargantua : "De ma nature, je dors salé." MARTINE.- Qui me demandent à toute heure, du pain. SGANARELLE, à part.- Ouais, serait-ce bien moi qui me tromperais, et serais-je devenu médecin, sans m’en être aperçu ? D'ailleurs, s'il a su "dans son jeune âge son rudiment par coeur", il est probable que ses souvenirs sont bien flous dans l'âge mûr. Je ne comprends pas ce que vous dites. MARTINE.- Et tu prétends ivrogne, que les choses aillent toujours de même ? Valère et Lucas cherchent un médecin pour guérir Lucinde, la fille de Géronte, qui est devenue muette. VALÈRE [14] VAR. [i] Mon petit bouchon : expression tendre que Sganarelle adresse à Isabelle dans L’École des maris (II, 9, v. 769). Découvrir le médecin malgré lui; Notes sur le décor // Expliquer à quoi ressemble une scène de théâtre au XVIIème siècle (polycopié). Messieurs, je suis tout ce qu’il vous plaira. SGANARELLE.- Voilà le vrai moyen de vous apaiser. [9] Touche la : au XVIIe siècle, donner la main à quelqu’un est signe d’accord, d’alliance ou, comme ici, de réconciliation. Sabine, quel conseil me donneras-tu [1] VAR. SGANARELLE.- Tu t’en lèveras plus matin. Je veux une vengeance qui se fasse un peu mieux sentir : et ce n’est pas contentement, pour l’injure que j’ai reçue. VALÈRE à Lucas, sans voir Martine. SGANARELLE.- Si vous savez les choses, vous savez que je les vends cela. VALÈRE.- Chacun a ses soins [17] Ses soins : ses soucis. . VALÈRE.- Mais est-il bien vrai, qu’il soit si habile, que vous le dites ? SGANARELLE.- Non, je te dis que je n'en veux rien faire, et que c'est à moi de parler et d'être le maître. (1682). MARTINE.- Qui me vend, pièce à pièce, tout ce qui est dans le logis. N’oubliez pas qu’il est impossible de travailler un texte sans l’œuvre complète. Lucas, jaloux, s'interpose entre le faux médecin et sa femme (Scène 3). [31] S’il s’en fallait un double : si vous en offriez deux deniers de moins. MARTINE.- Il s’appelle Sganarelle : mais il est aisé à connaître. [29] Pour une construction analogue, voyez le vers 945 du Dépit amoureux et le vers 68 de Sganarelle ou le cocu imaginaire. . morbleu, ne me fais point parler là-dessus, je dirais de certaines choses…. Est-il bien assuré que je sois médecin ? entre sur le théâtre en chantant, et tenant une bouteille.-, Salé : qui porte à boire. MOLIÈRE, Le Médecin malgré lui, acte II, scène 4, 1666. (C’est le sens de l’italien basta). VALÈRE.- Je vous assure que j’en ai tous les regrets du monde. Cf. Textes & Scènes de Théâtre / Dialogues de Cinéma / Séries / Littérature / Philo / Poésie…. VALÈRE, à Lucas. Le thème de l'amour survient plusieurs fois tout au long du déroulement de l'histoire.